La gauche et la question électorale

Journée d’études du séminaire « Ateliers sur l’histoire du Communisme » (2026-2027)

Organisation : Louise Bur Palmieri, Paris-1 Panthéon Sorbonne/CHS ; Marco Di Maggio, Sapienza (Rome) ; Jean-Numa Ducange, Rouen/GRHis ; Pierre-Henri Lagedamon, Rouen/GRHis ; Elisa Marcobelli, Rouen/GRHis ; Roger Martelli ; Guillaume Roubaud-Quashie, Bourgogne/LIR3S UR 7366 UBE ; Jean Vigreux, Bourgogne/LIR3S UR 7366 UBE ; Serge Wolikow, Bourgogne/LIR3S UR 7366 UBE.

Partenariat avec la MSH de Dijon, le Laboratoire Interdisciplinaire de Recherches « Sociétés, Sensibilités, Soin (LIR3S) de l’Université Bourgogne Europe, le Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (CHS) de l’Université Paris 1, l’Universita Sapienza Roma et le Groupe de Recherche d’Histoire (GRHis) de l’Université de Rouen.

 

Présentation du séminaire

Ce séminaire sur l’histoire du communisme se propose de traiter sous la forme de séances thématiques la question de l’insertion du PCF dans la société et le système politique français, dans la longue durée. Il a également l’ambition, dans le prolongement du programme Paprik@2F, de traiter l’articulation entre histoire globale et histoire nationale du communisme.

 


 

Présentation de la journée d’études

Sous le haut patronage de Mme Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et présidente du groupe CRCE-K au Sénat.

Les élections occupent une place centrale dans la vie politique contemporaine. Elles constituent l’un des principaux moyens par lesquels se conquiert et s’exerce le pouvoir, mais elles ne se réduisent pas au seul moment du vote. Pour les organisations de gauche, elles sont à la fois un horizon de conquête du pouvoir, un espace de mobilisation, un instrument de légitimation et de représentation, mais aussi, parfois, un sujet de méfiance, voire d’hostilité.
La question électorale mérite ainsi d’être interrogée dans toute sa profondeur historique et politique. Il importe notamment de distinguer le vote et l’élection : qui vote, qui s’abstient, pourquoi et dans quelles conditions ? Comment les comportements électoraux se transforment-ils ? Quelle place les élections occupent-elles dans les stratégies et dans la vie quotidienne des organisations de gauche et du mouvement ouvrier ? Comment penser les alliances électorales, leurs réussites et leurs échecs, du Bloc des gauches jusqu’aux expériences plus contemporaines ? Et que disent les élections des rapports que la gauche entretient avec la démocratie, la représentation et l’exercice du pouvoir ?

Cette journée d’études, organisée au Sénat le 27 novembre, entend croiser les approches historiques, sociologiques et politistes. Elle privilégiera le format des tables rondes, afin de mettre en dialogue des travaux portant sur des périodes et des terrains différents.

Programme 

  • 9h00-9h30 : Accueil
  • 9h30-10h00 : Discours d’ouverture : Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et présidente du groupe CRCE-K au Sénat / Louise Gaxie, directrice de la Fondation Gabriel Péri
  • 10h-12h : Première table ronde : Organisations, mouvement ouvrier et élections (présidence : Marion Fontaine, professeure des universités en histoire contemporaine à Sciences Po)

    Cette séance sera consacrée plus spécifiquement à la place des élections dans les organisations de gauche et le mouvement ouvrier. Les élections ont-elles toujours constitué un objectif central pour ces organisations ? Comment s’articulent mobilisation sociale, action militante et conquête électorale ? Quelles tensions peuvent apparaître entre logique électorale et logique de transformation sociale ? Cette séquence permettra également de revenir sur les critiques de «l’électoralisme» et, plus largement, sur les formes d’hostilité ou de distance à l’égard de la participation électorale qui ont pu traverser le mouvement ouvrier.

    Avec Gilles Candar (historien, président de la Société d’études jaurésiennes depuis 2005), Rémi Lefebvre (professeur de science politique à l’Université de Lille, CERAPS), Jean Vigreux (professeur d’histoire contemporaine à l’Université Bourgogne Europe, LIR3S), Serge Wolikow (professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Bourgogne Europe, LIR3S – président du conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri)


  • 13h30-15h30 : Deuxième table ronde : Le vote face à l’élection (présidence : Louise Gaxie, directrice de la Fondation Gabriel Péri)

    Cette table ronde s’intéressera aux électrices et aux électeurs : qui vote, qui s’abstient, et pourquoi ? Du suffrage masculin de 1848 au droit de vote des femmes en 1944, la frontière entre inclus et exclus de la citoyenneté électorale n’a cessé d’être redéfinie. Au-delà du droit, on interrogera les déterminants sociaux du vote (classe, genre, diplôme, territoire), qui produisent des exclusions plus discrètes comme l’abstention différenciée ou la mal-inscription. On s’arrêtera en particulier sur la place des femmes, de l’exclusion à la participation. On se demandera enfin comment la gauche a pensé ces transformations.

    Avec Patrick Lehingue (politiste, professeur émérite de l’Université de Picardie Jules Verne, CURAPP), Mathilde Larrère (maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université Gustave Eiffel, ACP), Roger Martelli (historien)
  • 15h30-15h45 : Pause café
  • 15h45-17h45 : Troisième table ronde : Des réalités locales aux transformations du vote (présidence : Serge Wolikow, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université Bourgogne Europe, LIR3S – président du conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri)

    La dernière séquence partira des réalités locales. L’étude des territoires permet en effet de saisir concrètement les pratiques électorales, les rapports entre organisations politiques et populations, les formes de mobilisation et les évolutions du vote. À partir de travaux portant sur différents espaces et expériences locales, cette table ronde cherchera à comprendre ce que les territoires nous apprennent des relations entre gauche, organisations et élections.

    Avec Julian Mischi (sociologue, directeur de recherche à INRAE, IRISSO), Jeanne Boudoux (doctorante en science politique à l’IRISSO), Alexis De Brito (doctorant en sociologie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CESSP), Pierre Wadlow (doctorant en science politique au CERAPS, Université de Lille), Paul Genre (étudiant en master à Sciences Po).
  • 17h45-18h: Conclusions par Guillaume Roubaud-Quashie (président de la Fondation Gabriel Péri, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Bourgogne Europe, LIR3S)

   

 

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